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vendredi 29 juillet 2016

Réaction au procès de l'Art (KAVLAN)


Réaction au procès de l’art
 
Réaction à l’article (traduction en français)
« La proceso de l’arto » de Ernest Archdeacon
Article original en Espéranto est à retrouver ici :
http://esperantumado.blogspot.fr/2016/07/reago-mia-al-la-proceso-de-larto.html

Ayant lu « la proceso de l’arto » de Ernest Archdeacon (article qui n’a pas été traduit de l’espéranto) j’ai tout de suite pen à Marcel Duchamp :

Voici l’une des légendaires «Fontaines» de Marcel Duchamp en 1917. Exemplaire visible au Musée d’Art Moderne de Paris.

Voici une autre «Fontaine» de Marcel Duchamp modifiée parPierre Pinoncelli en 1993. Visible  au musée MAMAC de Nice. (Pierre Pinoncelli, alias Pierre Pinoncely)
«ses «ready-made» (chose déjà faite) dont la très connue et légendaire «Fontaine(1917)», en fait un urinoir fabriqué en série…»http://eo.wikipedia.org/wiki/Marcel_Duchamp
Ces exemplaires, parmi d’autres, montrent que le procès de l’art a été fait par des artistes eux-mêmes qui choisirent une nuance de sentiment sur une palette ronde qui va de «Tout-est-Art» à «l’Art-est-nié»
Au XXème siècle, l’art a été jugé, condamné et exécuté.
Il est possible que ces «œuvres» produisent encore chez quelques spectateurs une colère contre leurs auteurs… Mais la colère aveugle et l’on doit se calmer pour laisser place à une réflexion rationnelle.
D’ailleurs je dois citer un autre «artiste, plasticien» Piero Manzoni. En mai 1961, il alla encore plus loin dans la même démarche avec ses «Merde d’artiste» …au sujet desquelles tous les détails peuvent être trouvés sur Internet.
Les images parlant d’elles-mêmes, on peut constater que l’idée que le «Proceso de l’arto» de Ernest Archdéacon a exprimée en espéranto s’inscrit dans l’histoire.
On ne peut discuter avec un mort…donc, il reste une attitude logique à l’égard de ce «Proceso de l’arto» : regarder le texte comme une œuvre d’art et obtenir un paradoxe humoristique. Ayant jugé et condamné l’art, Ernest Archdeacon a créé une œuvre d’art de la même manière que «Le bourgeaois gentilhomme» de Molière faisait de la prose sans le savoir.
 Mais où se situe l’équité? Sans avocat de la défense un procès semble n’être qu’à charge.
Si le texte d’Archéacon est une œuvre d’art,  indépendamment de toute valeur intrinsèque, il permet de cogiter, méditer et il ouvre même le champ à une plus large réflexion.
 L‘art est une affaire complètement subjective, c’est une évidence. Aucun appareil ne permet de mesurer la valeur artistique de quoi que ce soit.
Le fait quavec toutes les nuances, superlatives, relatives ou absolues, on puisse aimer ou détester une œuvre, un œuvre, un artiste, n’est pas un argument rationnel pour condamner ou décider que l’art n’existe pas, ou au contraire, pour innocenter l’art dans tous ses aspects.
Les individus absolument insensibles à un art ou à tous les arts ne manquent pas. Pour illustrer cette idée, il suffit de penser à un aveugle qu‘une image ne peut émouvoir puisqu’il ne peut la percevoir. Sans être complètement aveugle, pour un daltonien une image colorée ne vaut pas plus que la même en noir et blanc. Un sourd de naissance peut-il être ému par la musique?
Outre les capacités à percevoir, Il ne suffit pas de voir, d’entendre, et plus généralement d’utiliser ses sens pour s’émouvoir à cause d’une «stimulation artistique». La sensibilité artistique est liée à tellement de facteurs culturels et individuels qu’il n’est pas rare de rencontrer des handicapés de l’art.
 Après ce préambule je vous propose mon témoignage:
«Je me sens peintre car depuis toujours la création d’image en occupant mon esprit, équilibre mon psychisme, ceci dit, j’ai bien conscience que se déclarer peintre, donc éventuellement «artiste», est une revendication qui ne peut être validée que par le spectateur. Mes images peuvent vous laisser indifférent ou même vous déplaire. J’accepte cette situation d’autant plus facilement que si certains peintres, même complètement inconnus, m’émeuvent, d’autres très célèbres me laissent sans réaction et même peuvent m’ennuyer. Rester sans réaction n’est pas plus honteux que de s’émouvoir. Le jugement de valeur d’une œuvre d’art n’est le fruit que d’un sentiment intime et personnel.
Définir l’art en général et en particulier la peinture n’est pas facile, mais je pense que l’on peut distinguer ce que, pour moi, il ne devrait pas être :
La peinture ne doit pas être une nouvelle religion, qui complice d’une spéculation avide d’argent et d’un système immoral, corrompt et mystifie un public naïf.
Je reviendrai par la suite sur cette idée*.
Peindre libère l’imagination, grâce à quoi, le dialogue avec soi-même et éventuellement avec les autres est facilité.
Véhicule de l’imagination, pas plus qu’un autre art, la peinture ne permet d’expliciter les idées.
Pour réellement communiquer, en échangeant des informations et des idées, une langue est nécessaire.
Pour communiquer avec son voisin une langue locale n’est pas seulement utile, mais elle est digne d’être aimée de ses  chanceux locuteurs.
Pour se libérer de tout ethnocentrisme, l’ Ilo (Internacia Lingvo, Langue Internationale) reste la seule solution.
On aime d’autant plus le lieu où l’on vit, qu’on ne s’y sent pas enfermé; cet amour de la liberté m’a conduit à apprendre et pratiquer la langue Espéranto.
En outre, un jour, j’ai rencontré la zététique, qui est une intéressante manière d’examiner le monde. Zététique qui se trouve à la base de la méthodologie scientifique et du progrès technique, qui est, en fait, le contraire d’une idéologie.
Voilà pourquoi, Peinture, Espéranto, Esprit critique sont absolument nécessaires à ma liberté imaginative.
Voici une anecdote : Un jour j’avouais mon athéisme de naissance à un vieux prêtre dont le nom est Joseph, avec lequel je m’étais lié d’amitié dans une réciproque tolérance. Nous philosophions et notre conversation me conduisit à la question : «
— Que penses-tu intimement ?  Je vis sans religion et je ne me suis jamais senti attiré par une quelconque croyance irrationnelle. La transcendance est étrangère à ma pensée. Suis-je normal ? Est-ce que je ne suis pas mentalement infirme ? Est-ce qu’il ne me manque pas quelque chose que les croyants possèdent ? Car en fait les croyants sont plus nombreux que les athées et je n’ignore pas que beaucoup d’entre eux sont moins stupides que moi.
Voici sa réponse :  «
Tu n’es pas infirme. C’est nous les croyants qui avons besoin de la religion comme d’une canne
 J‘ai souvent repensé à cette amicale réponse du «père Joseph»… Peut-être que la peinture joue pour moi le rôle de bâton de marche,de pinceau de marche, de crayon de marche…
 Mais je repense au «*» que j’ai noté précédemment pardonnez moi si je me cite (peut-être que ce point rejoint  une idée d’Ernest Archdéacon) :
«La peinture ne doit pas être une nouvelle religion, qui complice d’une spéculation avide d’argent et d’un système immoral, corrompt et mystifie un public naïf.»
Bon, l’art (même «l’art contemporain») existe indépendamment de nos sentiments à son égard.
Voici la question importante : 
Pourquoi un excrément au sens propre du mot a pris une valeur «monétaire» beaucoup plus importante que celle de l’or depuis 1961 ? Nous n’avons pas le droit d’ignorer ce fait notable la «Merde d’artiste» de Piero Manzoni (30 grammes de matière fécale) vaut aujourd’hui 30500 €.
 Je reconnais que pendant des décennies j’ai attendu de trouver une réponse…Maintenant il s’impose de montrer le courage dont parlait Jean Jaurès «…Le courage c’est de chercher la vérité et de la dire…»
Et bien, voici donc la contrôlable réalité : 
L‘art, depuis la préhistoire, est l’un des outils du pouvoir pour les chefs, chamans, rois, empereurs, dictateurs, chefs religieux, politiciens et tous les régnants sur les clans, tribus, sectes, religions, sociétés, communautés et nations.
À notre époque, depuis un siècle, sur notre terre, le super-pouvoir est financier, cela signifie qu’une petite communauté de très riches individus dont la seule préoccupation est le profit, constitue une sphère financière, alias «Les marchés» qui détient le pouvoir réel.
Mais peut-on objecter : «
Le pouvoir politique ne participe t-il pas à la marche du monde ?
Absolument pas, pour posséder le pouvoir il est nécessaire de posséder la force et pour posséder la force il est nécessaire de posséder l’argent. Celui-ci, aujourd’hui, n’appartient qu’à la sphère financière. La réélection des politiciens dépend des décisions de la finance. Par conséquent le pouvoir politique est au service du pouvoir financier.
— Bien, mais comment ce phénomène est-il en relation avec notre art contemporain ?
— Nouvelle évidence :
L‘art contemporain permet de créer de la valeur sans créer de richesse. Voici le vrai graal de la sphère financière : «faire du fric avec rien». C‘est la plus rentable de toutes les pompes à finance.
— Mais cette pompe fonctionne aux dépends des spéculateurs. En achetant «Merde d’artiste», ceux-ci ne risquent-ils pas leur argent ?
— Certes, quelques collectionneurs dilettantes peuvent éventuellement perdre de l’argent s’ils n’ont pas complètement compris comment fonctionne le système, mais les spéculateurs professionnels peuvent sans danger investir des fortunes. Il leur suffit de posséder les moyens nécessaires à leurs ambitions…»
Voilà comment fonctionne la pompe à finance : 
Le promoteur d’artiste investit non pas sur une œuvre mais sur «l’œuvre» (au masculin c’est l’ensemble de la production d’un artiste). L’artiste est lié à son promoteur par un contrat avec des clauses très précises, généralement ces clauses sont léonines(…c’est-à-dire «au seul profit du promoteur» ).
Le promoteur s’occupe de rendre célèbre l’œuvre. On organise des expositions dans des musées privés ou publics (appartenant à des villes, des régions, des communautés nationales) et dans de nombreux endroits où passe du public.
Par l’action d’instituts culturels privés ou publics, grâce à l’argent privé et public, l’œuvre est petit à petit valorisé et officialisé.
Tous les moyens d’information collaborent avec profit, dans le processus de célébration et d’officialisation par une large publicité autour de l’œuvre.
Quand l’œuvre est suffisamment célèbre on commence à organiser des ventes publiques dans lesquelles les pièces à acheter sont vendues d’avance à un prix convenu créant un commencement de cote et ainsi la spéculation peut commencer…Donc pour le promoteur qui connaît son métier, le risque est quasiment nul, il ne peut que gagner.
Pour la classe politique l’affaire est aussi intéressante car elle a son rôle dans le système. L’art est un champ où le politicien peut agir dans le vestige de pouvoir qui lui reste
(N’oublions pas que le politicien a rarement le pouvoir directement financier). Car, le politicien par de simples décisions peut participer à la promotion de l’œuvre, et par conséquent recevoir une compensation, par exemple une aide pour se faire réélire…»
Comment contrôler la véracité de cette description du système ? 
Par exemple, il suffit de lire les programmes des évènements artistiques. Le parrainage, le sponsoring, le mécénat sont indiqués quelque part sur les notices.
Ces participants au système ne sont pas cachés…On peut y lire le nom des entreprises, associations, organismes officiels, ministères qui participent à l’évènement culturel. En passant, remarquons qu’aucun participant au processus ne peut se reprocher  une attitude ou une action illégale. Tout est «presque» transparent. La loi est faite par ceux qui l’utilisent
Réflexion supplémentaire : 
Politiquement le rôle principal de l’art est de mystifier le peuple.
Devant des œuvres mégalomaniaques**(j’ajoute à nouveau mes ** car je pense à de nouveaux exemples,) le peuple réagit ainsi :
«— Je ne comprends pas cet art. Mais il coûte tellement cher que vraisemblablement les décideurs politiques sont beaucoup plus intelligents que moi…pour ne pas sembler plus bête que ma propre estime, je passe en sifflotant.»
La foule ne peut s’imaginer que la masse monétaire qui nourrit la spéculation est pompée dans sa propre poche de contribuable et que le sentiment qui lui est suggéré est complètement anti-démocratique.»
 Concluons : Ernest Archdeacon avait une bonne intuition même si ses arguments n’étaient pas entièrement convaincants, parce qu’à son époque on ne pouvait pas encore comprendre complètement l’évolution de notre société mondiale.
L’art serait ainsi condamné… mais que pourrait donc dire l’avocat de la défense ?
«— L’art véritable ne peut pas être limité au résultat d’une  folle avidité d’argent. On rencontre l’art quand on ne l’attend pas. Quand un autre humain réussit à provoquer une émotion en vous…Voilà, c’est de l’art.
La valeur monétaire n’a que l‘importance qu’on veut bien lui attribuer, mais en fait seul importe la richesse émotive de l’objet artistique.
Une personne sensible n’a pas besoin d’avocat pour rencontrer et reconnaître l’art partout où il peut jaillir à l’improviste. On distingue facilement l’art des charlataneries, il suffit de retrouver son âme d’enfant et d’éviter les inhibitions d’une stérile intellectualisation.
Pensons toujours au «Nouvel habit de l’empereur» la fable de  H.C. Andersen et restons l’enfant sincère qui s’écrit : «— L’empereur est nu!» quand il aperçoit l’homme sans vêtements.
Cuisinons, sculptons, dessinons, peignons, jouons de la musique, jouons du théâtre, chantons, dansons, rions, pleurons, applaudissons, aimons, jouissons…L’art est partout où l’humain offre à l’humain de l’émotion en partage. Mais en même temps ayons conscience que l’art officiel dans sa dimension financière et spéculative, est aussi une grande escroquerie qui trompe la démocratie.
Une idée en passant :
Au sujet des artistes que j’ai cités, comme Marcel Duchamp, Pierre Pinoncelli et Piero Manzoni, nous n’avons ni à les juger, ni à lescondamner. Ils ont fait leur travail de «créateurs», ils ont effectivement créé des œuvres subversives qui rendent évidentes la manière dont fonctionne  le système artistique de notre temps. Il suffit de ne pas se tromper dans la lecture de leurs œuvres…
Ce ne sont pas eux les principaux coupables dans la création de la grande tromperie de «L’art contemporain» qui pompe dans la poche du peuple pour enrichir toujours plus, les nantis. Ne confondons pas ceux qui font savoir, peut-être un peu complices, avec les vrais insatiables coupables qui organisent la mystification et empochent le principal profit.
Maintenant vous comprenez le système mais permettez-moi de revenir à mes **…
Des œuvres mégalomaniaques
Comme précédemment je pars d’un exemple concret :
À Nice (Côte d’Azur, France) une œuvre monumentale est érigée sur la Promenade des Anglais. L’inauguration eu lieu le 31 mai 2010 par Christian Estrosi Maire de Nice et Nicolas Sarkozy Président de la République d’alors.
L’œuvre mesure 30 mètres de haut, pèse 54 tonnes et elle est fixée au sol par un socle de métal et béton de 40 tonnes. Elle est réputée être alors, la plus lourde œuvre dans l’espace public en France.
Le prétexte pour élever le monument était le 150ème anniversaire du rattachement de Nice à la France.
La partie visible est constituée de neuf énormes poutres inclinéessur la verticale qui ne se touchant pas à la base se rejoignent au sommet. Le métal utilisé est de l’acier spécial nommé Corten dont la principale qualité est que sa rouille le protège contre une oxydation plus profonde.
Voici donc neuf poutres géantes rouillées dominant la Promenade des Anglais… ?
Quelle signification peut avoir un tel monument ?
Personne ne manque d’imagination pour donner une explication quelconque à n’importe quoi…Mais que dit  Bernar Venet son auteur à ce sujet ? « Mes œuvres ont leurs propres identités ; je ne leur donne ni sens, ni symbolique. »
La conclusion me semble évidente, entre les 30 grammes de matière fécale de Piero Manzoni et les 94 tonnes de métal et de béton de Bernar Venet la différence n’est qu’une question de poids, celle de matière est sans importance. Les échelles sont différentes mais nous examinons clairement la même mystification liée au même système.
 En 2010 quand les 94 tonnes de métal et de béton furent inaugurées en grande pompe, elles étaient situées dans un parc jouxtant la Promenade mais depuis lors, un parc automobile souterrain couvert d’un jardin au niveau de la chaussée a été créé à cet endroit. Pour réaliser cela on a dû déménager le monument dans sa totalité de quelques mètres pour le replacer au milieu de la Promenade, entre les voies de circulation.
Bien sûr : «
— On imagine aisément les coûts de tels travaux…
— Certe, l’œuvre est un don de l’artiste.
— Par contre, le prix des poutres géantes, du socle, la construction, le déménagement…Est-ce que tout est gratuit ?
— Tout est financé par des associations privées.
Ne cherchons pas…»
On sait évidemment comment fonctionne le bonneteau… Entre associations privées et services publics il existe de subtiles passerelles…Quand les politiciens décident ce que la sphère financière leur conseille, cette dernière, par magie, trouve toujours les moyens financiers… grâce à la pompe-à-fric précédemment décrite.
 À Nice une autre œuvre monumentale de Bernar Venet, «L’arc de 115.5°» trône au milieu du jardin Albert 1er. . L’installation de cet énorme arc date du «règne» du député-maire et ministre Jacques Médecin, qui, à la fin de sa carrière en 1992,1995, 1998 fut plusieurs fois condamné à la prison pour diverses affaires de fraude et de corruption.







Le monument de Bernar Venet vu du cap de Robacapeu (Robe et chapeau en langue niçoise, ce cap est très venté). À droite derrière l’immeuble jaune clair on peut reconnaître l’opéra de Nice. On voit que le monument domine de sa silhouette sombre les immeubles qui l’entourent.
À Nice le 2016-0714  Jean-Pierre Cavelan


Pour en savoir plus sur l'auteur du Procès de l'Art :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Archdeacon
Pour visionner l’article original en esperanto on peut aller ici
http://esperantumado.blogspot.fr/2016/07/la-proceso-de-larto.html
Pour obtenir la revue La Gazeto
http://osiek.org/lagazeto/fr.html
Pour lire ma réaction sur ce blog
https://kavlanblog.wordpress.com/2016/07/14/reaction-au-proces-de-lart/
Mia reago en esperanto lokiĝas ĉi tie :
http://esperantumado.blogspot.fr/2016/07/reago-mia-al-la-proceso-de-larto.html
Pour me retrouver dans mon atelier de peinture
http://www.yanpetro-kavlan.fr

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