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vendredi 29 juillet 2016

Les règles de l'Art

Les règles de l’Art

Cet article en espéranto est ici :
http://esperantumado.blogspot.fr/2016/07/la-reguloj-de-larto.html

Lors de ma première lecture du « Procès de l’Art » de Ernest Archdeacon,
ma réaction fut d’écrire l’article « Reago al la artikolo la Proceso de l’Arto ».
Maintenant, je voudrais revenir au texte de E.A. parce que je pense
que ma première réaction peut induire l’erreur que j’approuve ce « Procès de l’Art ».
D’autre part en ayant fait une discrète petite enquête, je me rends compte,
à ma grande surprise, que beaucoup de gens, sans le formuler pensent ce qu’exprimait E.A.
Je dois donc préciser mon opinion à propos de cet article :
L’auteur est sincère mais il se trompe.
Sa conviction est, rappelons nous sa thèse :
« …l’art est un rêve, une illusion sans la moindre réalité,
et une utilisation détestable de l’activité humaine. »
Sur quoi s’appuie le polémiste ?
En fait, il n’a qu’un seul et unique argument qui se résume ainsi :
«L’appréciation de l’art est subjective.»
Ce que personne ne peut contester.
Archeacon ajoute: « Les règles de l’Art n’existent pas. »
Là, je pense que cette affirmation est fausse.
Mais son erreur la plus flagrante est dans sa conclusion :
« …donc l’art est inutile voire néfaste.»
Cette déduction n’est nullement logique et je la corrigerais ainsi:
L’appréciation de l’art est subjective donc l’utilité de l’art ne peut résider que
dans la relation se créant entre un artiste et son public.
Ce public peut d’ailleurs se limiter à soi même, si la pratique
artistique peut aider quelqu’un à supporter la vie et le monde…
Revenons à la formule « les règles de l’Art » que Archdeacon considère insignifiante.
Les arts, et je dis bien tous les arts ont des règles.
C’est vrai, ces règles sont évolutives, elles n’ont cessé de se modifier au cours des âges
et elles sont différentes pour chaque culture. Mais cela ne les empêche nullement d’exister.
c’est bien d’ailleurs en ayant quelques notions de ces règles temporelles et locales
que le spectateur peut apprécier les œuvres qui se présentent à lui.
Parmi ces règles, il est vrai très nombreuses, j’en distingue une que je
considère comme universelle, celle de l’efficacité qui peut se résumer ainsi :
Obtenir l’effet maximum par le minimum de moyens.
C’est d’ailleurs la connaissance de cette règle qui m’a fait classer l’Espéranto parmi les plus grands chefs d’œuvres de l’Art.*
Mais je ne veux gaspiller, ni octets, ni papier, ni temps pour démontrer l’utilité de l’art sous toutes ses formes, et pour certains aspects pervers,  j’en ai parlé dans ma première réaction au « Procès de l’Art ».
  • * J’entends bien la critique m’objecter : «mais une langue n’est pas un objet d'art».
    Ce que certains reprochent en premier à l’Espéranto est d’être artificiel, ce à quoi je réponds que le propre d’une œuvre d’art est justement d’être «artificielle», c’est à dire, créée avec art.

Cet article en espéranto est ici :
http://esperantumado.blogspot.fr/2016/07/la-reguloj-de-larto.html
Pour en savoir plus sur l'auteur du Procès de l'Art :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Archdeacon
Pour visionner l’article original en esperanto on peut aller ici
http://esperantumado.blogspot.fr/2016/07/la-proceso-de-larto.html
Pour obtenir la revue La Gazeto
http://osiek.org/lagazeto/fr.html
Pour lire ma réaction en français sur ce blog
http://esperantumado.blogspot.fr/2016/07/reaction-au-proces-de-lart-kavlan.html
Mia reago en esperanto lokiĝas ĉi tie :
http://esperantumado.blogspot.fr/2016/07/reago-mia-al-la-proceso-de-larto.html
Pour me retrouver dans mon atelier de peinture
http://www.yanpetro-kavlan.fr

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